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Chaque mois, l'essentiel de l'actualité du droit et de la gestion de la création artistique
  

 Monsieur Guy VAREILHES exerce les fonctions d’inspecteur de la création et des enseignements artistiques à la direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles du ministère de la culture. Il a été promu inspecteur de 1ère classe de la création, des enseignements artistiques et de l’action culturelle au titre de l’année 2003 (Arrêté du 13 juin 2003 portant inscription à des tableaux d’avancement, JO du 4 juillet 2003, p. 11351). Le service de l’inspection et de l’évaluation de la DMDTS a en charge l’appréciation artistique, le contrôle scientifique et technique, l’appréciation du fonctionnement général des organismes de création, de recherche, de production, de diffusion, de mise en valeur du patrimoine soutenu par l’État.

Il assure également le suivi et l’évaluation des programmes et des actions contractualisés et le contrôle pédagogique des établissements d’enseignement et de formation. L'inspection assure une fonction d'expertise permanente des enseignements et de la vie artistique pour l'ensemble du champ du spectacle vivant et sur tout le territoire. Pourtant Monsieur Guy VAREILHES n'hésite pas à prendre des intérêts dans les entreprises sur lesquelles il a charge de surveillance. Il donne ainsi des cours de danse classique lors d’un stage organisé par l'Académie de Danse de Corte, dans le cadre du festival Ballu in Corti qui s'est tenu du 17 au 23 août 2003. Ce festival est organisé par une association, l’Académie de Danse de Corte (Corse).

Ce faisant, Monsieur Guy VAREILHES nous semble se rendre passible du délit prévu et réprimé par l'article L. 432-12 du code pénal (1). L'association qui l'accueille encourt également des poursuites en qualité de complice de faits de corruption. D'autant qu'elle assure la promotion du stage en présentant Monsieur VAREILHES comme "Inspecteur National de la Danse agréé par le ministère de la culture", titre tout autant inventé qu'il n'est agréé.
Monsieur Guy VAREILHES réitère ses erreurs alors même qu’il n’avait pas manqué de nous appeler à la suite de sa première mention dans ce petit bréviaire. Il est ainsi annoncé comme intervenant dans un stage de danse à Corte au mois d’août 2004 en qualité de professeur de danse classique, alors même qu’il exerce toujours la fonction d’inspecteur de la création et des enseignements artistiques, au ministère de la culture, qui a notamment en charge l’enseignement de la danse classique et le contrôle des écoles de danse.

Il convient de préciser que les journaux de danse ne peuvent ignorer les fonctions publiques exercées par Monsieur VAREILHES et publient néanmoins des publicités vantant des faits qui peuvent être juridiquement définis comme de la corruption. Ainsi, ces journaux s’exposent à être poursuivis pour complicité de prise illégale d’intérêt et les journaux concurrents nous semblent détenir un intérêt à agir contre eux. Quant à l’école de danse privée qui fait sa publicité sur le nom de l’inspecteur de la danse du ministère, elle encourt également des sanctions pénales.

(1) L'article L.432-12 du Code pénal énonce :
"Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public ou par une personne investie d'un mandat électif public, de prendre, de recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont elle a, au moment de l'acte, en tout ou partie, la charge d'assurer la surveillance, l'administration, la liquidation ou le paiement, est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 Euros d'amende"

 
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